Archive | octobre 2010

REGINE CHARDON

Martiniquaise, créatrice de poupées noires. Poupée de fil, poupée de soie, poupées exotiques. Ses poupées d’origines antillaise ou africaine. Si vous souhaitez un cadeau pour vos fêtes, vos thèmes ou décorations, Régine Chardon est à votre service. C’est un plaisir des yeux.

Pour en savoir plus n’hésiter pas à consulter son interview réalisé par Poupée des Tropiques.

son site : http://mapoupee.unblog.fr

Interview Régine CHARDON

 Poupées des Tropiques : « Quelles sont vos sources d’inspiration pour la création de vos poupées ? »

Régine CHARDON : Mes sources d’inspiration sont l’Afrique, les Antilles avec leur élégance à travers le temps. Les matières naturelles m’inspirent également, leur forme, leur texture, leur malléabilité, l’émotion qu’elles dégagent…
Poupées des Tropiques : Pourquoi avoir choisi de travailler sur la poupée noire ? 
Régine CHARDON : Il m’apparaissait naturel qu’en tant que noire je puisse travailler ces poupées, les mettre en valeur, casser l’idée de misérabilisme que véhicule l’Europe en général envers le noir, prouver qu’il y a une esthétique noire et la sublimer…
Poupées des Tropiques : Quelles sont vos matières de prédilection pour la fabrication de vos modèles ?
Régine CHARDON : Mes matières de prédilection sont la laine, le fil, le tissu et la feuille naturelle (feuille de chikwang, de habla,  de banane, etc…), l’os, l’œuf d’autruche, la plume, les fleurs, etc… 
 Poupées des Tropiques : Combien de temps mettez vous pour réaliser une poupée ?
Régine CHARDON : Selon mon inspiration, je mets environ une heure pour habiller une poupée, si j’ai tout ce qu’il faut à portée de mains ! Mais il m’arrive de faire des recherches et de réfléchir longuement avant de commencer; toute cette réflexion peut me prendre des jours !
 Poupées des Tropiques : Quel intérêt représente pour vous une association telle que poupées des tropiques ?
Régine CHARDON : Une amie (Brigitte) qui avait acheté le dernier Amina est tombée sur votre article et m’a tout de suite appelée, car elle me sait fan de poupées noires. J’ai sauté sur l’occasion et je vous ai tout de suite téléphoné. De plus, je n’ai ni le temps, ni la logistique pour créer une telle association actuellement. C’était pour moi l’opportunité de rejoindre des passionnés, qui ont en commun l’amour des poupées noires et, la valorisation d’une culture longtemps niée.
Poupées des Tropiques : Et pour finir avez vous déjà joué avec une poupée noire dans votre enfance ?
Régine CHARDON : j’ai eu des poupées blanches en plastique  dans mon enfance, et une poupée noire, une seule. Je l’avais appelée chocolat. Elle était en plastique mou et n’avait pas de cheveux. Je ne pouvais donc pas la coiffer; alors je la négligeais et je coiffais les poupées blanches. Elles étaient blondes et ne me ressemblaient pas ! Alors je rêvais d’être chanteuse ou danseuse étoile toute petite. C’est si important, la culture des tresses chez les noires, car nos cheveux étant faits pour être tressés, il est intéressant et utile que les petites filles sachent tresser en commençant par leur poupée.En effet, les autres coiffures européennes que nous adoptons à tort sont onéreuses et inadaptées. J’ai une fille que je tresse une fois par semaine et qui me réclame ses tresses, depuis son enfance. L’enfant est ainsi valorisée et s’aime ainsi, c’est une identification importante, tant psychiquement que psychologiquement. Si on est mis en valeur, on aimera ce qu’on est. J’aime mes petits cheveux, je les entretiens et les respecte.

MAGGDANELLA

L’an passé pour le premier salon vous étiez présente.Vous avez décidé pour 2010 de renouveler votre participation. Nous souhaiterions en savoir plus sur vos motivations.

Poupées des Tropiques : Quelles sont les raisons qui vous amènent à participer à ce deuxième salon ?

J’ai adoré le premier salon, j’ai été agréablement surprise de l’accueil, fait par le public, par les exposants et par  « Poupée des Tropiques ».

 Poupées des Tropiques : Comment vos poupées ont-elles été accueillies par le public l’année dernière ?

Très bien, j’ai eu un succès assez étonnant, je ne m’attendais pas à un tel engouement pour la poupée noire. J’avais créé pour le premier salon, des petits portes clés, « poupée noire » et j’ai quasiment tous vendus, d’ailleurs je suis restée en contact avec une personne rencontrée lors du premier salon, avec qui j’ai continué à travailler.

Poupées des Tropques : Que souhaitez-vous transmette en créant des poupées noires ?

J’ai envie que les enfants noires et métisses puissent avoir un petit doudou, dans lequel ils puissent s’identifier, et aussi aux autres enfants à se familiariser à la différence.

 Poupées des Tropiques : Quand avez-vous créé votre première poupée noire ?

Il n’y a pas longtemps en mai 2009 ; et j’ai déjà eu le temps de remarquer qu’il y a une vrai demande.

MAGDANELLA

 

Magalie BENOIT réalise des poupées noires et métisses en tissu. Elles sont entièrement faites à la main avec des matériaux naturels. Elles mettent en évidence la diversité des peuples, qui n’est pas assez représentée en magasin, c’est ce que cette jeune créatrice à voulu mettre en avant à travers ces trois modèles. Ses créations ne demandent qu’à être adoptées.

http://www.maggdanella.weonea.com

LES POUPÉES DE FÉLICITÉ

 

Félicité AKAKPO réside dans le Loir et cher. Depuis des années, elle est soucieuse de faire découvrir la diversité culturelle de l’Afrique. C’est pourquoi elle confectionne des poupées qui reflètent ce continent riche en source d’inspiration. Par ailleurs, elle transmet son savoir en créant des ateliers pour tous âges. http://lespoupeesdefelicite.vpweb.fr

Pour en savoir plus sur Félicité AKAPO je vous invite à consulter son interview réalisé par Poupées des Tropiques.

Interview Félicité AKAPO

Poupées des Tropiques : « Quelles sont vos sources d’inspiration pour la création de vos poupées ? »
Félicité AKAPO : Je suis née au Cameroun, d’une mère Togolaise et d’un père Béninois. Mes souvenirs d’enfance, ma vie de tous les jours, sont pleins d’images. A défaut de les mettre en écrit, je les restitue à travers  mes créations.
Poupées des Tropiques : Pourquoi avoir choisi de travailler sur la poupée noire ?
Félicité AKAPO : C’est tout naturellement que j’ai  opté pour des poupées noires. Je travaille avec mon vécu. Je souhaite, traduire, le plus fidèlement possible, ce que je ressens.
Poupées des Tropiques : Quelles sont vos matières de prédilection pour la fabrication de vos modèles ?
Félicité AKAPO : J’utilise pour la réalisation de mes modèles, du coton, du lin de la laine et du bois. Je fais tout : de l’enveloppe du corps à bourrer jusqu’à son habillement.
Je réalise mes modèles les habille et les socle.
Poupées des Tropiques : Combien de temps mettez vous pour réaliser une poupée ?
Félicité AKAPO : Il me faut, une bonne disponibilité mentale, avoir tout mon matériel à portée de mains, être visitée par l’inspiration pour réaliser en 48h  un modèle. En sachant que dans le même mois je fais au maximum  4 poupées (je parle bien sûr des « adultes »). Je n’impose rien à mes modèles. Par contre, eux sont exigeants.
Poupées des Tropiques : Quel intérêt représente pour vous une association telle que poupées des tropiques ?
Félicité AKAPO : L’association, Poupées des Tropiques est pour moi plus qu’une vitrine. Nous allons pouvoir échanger, améliorer nos idées. Nous convaincre et convaincre les autres  pour un meilleur vivre ensemble.

Poupées des Tropiques : Et pour finir avez vous déjà joué avec une poupée noire dans votre enfance ?
Félicité AKAPO : Je ne sais pas si les poupées noires existaient. En tout cas, je n’en avais jamais vue dans mon enfance.

Interview Cathy DUDILLIEUX responsable de la Nursery des Calins

Poupées des Tropiques : « Quelles sont vos sources d’inspiration pour la création de vos poupées ? »

Cathy DUDILLIEUX : Mon imagination, mes rêves, tous mes bébés proviennent de mon esprit, bien sûr ils font aussi appel à tous les souvenirs , les émotions que j’ai emmagasinées et que je restitue méli mélo à ma manière.

Poupées des Tropiques : Pourquoi avoir choisi de travailler sur la poupée noire ?

Cathy DUDILLIEUX : Je travaille sur toutes sortes de bébés, européens, ethniques, et les bébés métisses et noirs sont comme dans la vie un savant mélange qui donne de beaux bébés !

Poupées des Tropiques : Quelles sont vos matières de prédilection pour la fabrication de vos modèles ?

Cathy DUDILLIEUX : Je travaille sur des sculptures en vinyle siliconé, chaque bébé est une création d’art unique. Mes bébés doivent être le plus réaliste possible , donner des sentiments aux mamans qui les portent et les cajolent donc il faut que tous les matériaux soient le plus proche possible de la réalité , que ce soit dans la matière extérieure, peau, cheveux, yeux, cils, mais aussi dans les matières utilisées pour lester les bébés et avoir la « vraie sensation » de porter un bébé , l’émotion doit être au rendez vous.

Poupées des Tropiques : Combien de temps mettez vous pour réaliser une poupée ?

Cathy DUDILLIEUX : Je ne crois pas qu’il faille compter ses heures dans ce style de création, mais en moyenne cela peut varier de 10 à 15 jours voire plus dans le cas de bébés très spécifiques ou plus grands (j’ai déjà réalisé des bébés d’une taille d’un enfant de un an et la création prend plus de temps dans ce cas, mais le plaisir de créer demeure le même.

 Poupées des Tropiques : Quel intérêt représente pour vous une association telle que poupées des tropiques ?

Cathy DUDILLIEUX : C’est le moyen de partager nos gouts communs, la joie de pouvoir voyager à travers les bébés créés, les différentes ethnies et régions , il ne s’agit pas de faire simplement des bébés noirs mais tenir compte avant de les créer de leur origine à laquelle correspondra une texture de peau, de style et chaque bébé sera différent par rapport à ce que j’aurai décidé de créer.

 Poupées des Tropiques : Et pour finir avez vous déjà joué avec une poupée noire dans votre enfance ?

Cathy DUDILLIEUX : Oh oui bien sûr ! Mon premier poupon a été un Raynal noir en celluloïd commandé au père noël à 5 ans. Je m’en souviens comme si c’était hier. J’aurai souhaité pouvoir le garder.  Mais les parents n’ont pas toujours conscience quand ils font du ménage dans l’univers des enfants, de l’importance que peut avoir un tel bébé dans la vie d’une petite fille, devenue adulte et, cherchant à retrouver ses « racines » qu’elles soient d’origine ou de cœur. Mon bébé est toujours resté ancré en moi,et, pour partie il m’a inspiré dans le choix de cette création artistique. Et pour ensavoir plus consulter le site http://nurserydscalins.canalblog.com/